"Le jeu en vaut la chandelle"
Le soleil vient de se coucher sur la capitale du Royaume de France et déjà quelques individus se rassemblent à l’entrée d’un théâtre populaire. Ce soir, la troupe de l’auguste, présente une nouvelle comédie. Tout est fin près pour la première ; les acteurs, en tenue de scène, patientent dans l’antichambre derrière la salle principale. C’est anxieux qu’ils appréhendent cette représentation, car les temps sont durs en cette fin de XVIIème siècle et nombreuses sont les troupes ambulantes à avoir connues des déconvenues. Malheureusement, leurs craintes sont fondées : il n’y a pas foule dans la rue attenante au théâtre.
Honoré, jeune metteur en scène, vient aux nouvelles : « 8 places ! Seulement 8 places vendues. ». Décidément, la chance ne sourit pas à la compagnie, et il faut s’y résoudre : ce soir, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Ainsi, cette expression courante de la langue française trouve son origine dans le milieu théâtrale, à une époque où, la fée électricité n’avait pas encore envahit les salles de spectacles. Le moyen privilégié d’éclairage était alors la chandelle. Faite à base de suif, (produit obtenu par la fonte de graisses animales) ou de cire, son prix était relativement élevé, ce qui en faisait une ressource rare. De plus, l’éclairage d’une salle de théâtre nécessitait un grand nombre de chandelles car ces dernières ne produisent pas qu’une lumière faible.
En conséquence, les coûts d’une représentation étaient importants et il arrivait, parfois, que les recettes ne couvrent même pas les dépenses investies dans l’éclairage, d’où l’expression « le jeu n’en vaut pas la chandelle ».